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Organismes de quarantaine : mieux vaut prévenir que guérir

27 mai 2024
Les organismes de quarantaine sont soumis à annonce et lutte obligatoires. Ceci permet de nous protéger d’organismes nuisibles particulièrement dangereux pour nos cultures qui n’existent pas en Suisse. Le Service phytosanitaire cantonal est responsable de la surveillance du territoire et de la lutte.

Prévenir les dégâts liés aux organismes de quarantaine

Certains insectes, nématodes, bactéries ou virus sont considérés comme des organismes nuisibles particulièrement dangereux.

Zone délimitée de culture de maïs sur maïs
© map.geo.fr.ch

S’ils ne sont pas présents en Suisse, que l’on peut empêcher leur introduction ou leur dissémination par des mesures réalisables et efficaces et qu’ils sont susceptibles d’avoir un important impact économique dans les domaines de l’agriculture, de l’horticulture productrice ou de la forêt, ils sont considérés comme organismes de quarantaine. Ils font l’objet d’une réglementation spécifique, l’Ordonnance fédérale sur la santé des végétaux.

Chrysomèle des racines du maïs
© Etat de Fribourg

Cette ordonnance prévoit des mesures préventives, telles que le contrôle des importations, le système du passeport phytosanitaire ou la surveillance du territoire, ainsi que des mesures de lutte obligatoire. Afin de réduire au minimum les frais liés à la lutte ou aux dégâts causés par ces organismes exotiques, leur détection précoce est cruciale.

Surveillance du territoire

Chaque année, le canton est mandaté par la Confédération pour surveiller la présence d’une trentaine d’organismes de quarantaine prioritaires. Pour ce faire, des pièges sont installés, des échantillons prélevés et des contrôles visuels effectués. Selon les organismes, les sites de surveillance sont répartis uniformément sur le territoire cantonal (p.ex. parcelles de pomme de terre), ou sur la base des risques (p.ex. zones de transbordement de marchandises).

Scarabée japonais
© IPM

Pièges et ravageurs en arboriculture
© Grangeneuve

L’arboriculture, le maraîchage et les grandes cultures sont les principaux domaines concernés par la surveillance.

Si un cas positif est découvert, la lutte obligatoire est organisée par le canton selon les directives fédérales propres à l’organisme nuisible. Une décision individuelle ou de portée générale est publiée. C’était le cas ces trois dernières années pour la chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera virgifera). Chaque année, ce coléoptère s’introduit en Suisse par le vol, mais grâce au système de rotation des cultures, il ne s’est pas encore établi. On le détecte au moyen de pièges à phéromones durant l’été. Le cycle se déroule sur un an. Les femelles pondent dans le sol des champs de maïs. Au printemps, les larves se mettent à dévorer les racines de maïs si cette culture est à nouveau en place sur la même parcelle. Cependant, en l’absence de maïs, les larves ne survivent pas. C’est pourquoi, l’interdiction de semer du maïs sur une parcelle ayant eu du maïs l’année précédente s’applique à toutes les formes de culture du maïs, que ce soit en culture principale, seconde, ou dans un mélange. C’est la seule mesure de lutte efficace. En cas de capture, la restriction de la rotation des cultures s’applique dans un rayon de 10 km autour de l’emplacement du piège. En 2024, de nombreuses exploitations sont concernées.

L’adage prévaut : mieux vaut prévenir que guérir. D’avance, merci pour votre collaboration lors de la surveillance sur vos parcelles.

Pour aller plus loin : présentation des organismes de quarantaine sur le site d’Agroscope : veuillez cliquer "ICI"

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